Les Acariens
Les acariens sont les hôtes naturels de notre environnement. Leur présence n'est nullement le signe d'une maison mal tenue
Normalement, cette cohabitation ne pose aucun problème mais les personnes allergiques (atopiques) peuvent se sensibiliser aux acariens et développer des symptômes tels que des rhinites ou de l'asthme.
Leurs gîtes
Ce sont des animaux microscopiques, invisibles à l’œil nu, qui adorent se nicher dans les matelas, les moquettes, les canapés, les meubles rembourrés, les tapis, les couvertures et édredons, les oreillers et petits coussins ainsi que les jouets en peluche, les vêtements, et aussi la niche du chien ou le panier du chat.
Les acariens aiment beaucoup la chaleur et l’humidité.
La nourriture
Ils mangent de minuscules bouts de peau (squame) que les Hommes perdent tous les jours (desquamation). Chacun de nous perd, par jour, environ 1,5 gr de squames. Cette quantité est largement suffisante pour nourrir une population d'acariens et également pour garantir leur survie dans des pièces qui ne sont pas toujours habitées.
Dans le lit, l'humidité est idéale grâce à notre transpiration et les acariens trouvent de quoi se nourrir.
Dans une chambre comportant 85% d'hygrométrie, les acariens mangent 5 fois plus et produisent 5 fois plus de déjections allergisantes.
Tous les soirs, à notre insu, un ballet microscopique se met en mouvement.
Pour nous, confortablement installés sous la couette et les draps, c'est un sommeil douillet qui s'annonce. Pour eux, c'est le moment d’engager une nouvelle bataille, faite d'assauts, de meurtres et de charognages.
Complètement invisibles à l'œil nu, évoluant dans un silence absolu, des millions d'acariens envahissent en effet nos literies, et se livrent chaque nuit à leur occupation favorite : Dévorer les minuscules lambeaux de peau que nous perdons, et qui leur apportent les protéines et les sels minéraux indispensables à leur survie.
Ils se nourrissent des cinquante millions de squames cutanées que nous rejetons pendant le sommeil.
1, 5 gramme de peau humaine ou animale nourrit 1 000 000 d’acariens.
La reproduction
Pour leur développement et leur reproduction (Ils se reproduisent à une vitesse vertigineuse car une femelle pond 20 à 80 œufs qui deviennent adultes au bout de 3 mois), les acariens sont à l'aise si la température se situe entre 20 et 30 degrés Celsius et si l'humidité relative est de 65 à 80%.
Les allergies
Les acariens et leur déjection réduit en poussière sont à l’origine des pathologies allergiques.
ls agissent sur le système respiratoire (rhinites, difficultés à respirer, asthme) et peuvent occasionner des affections de la peau type eczéma ou même des conjonctivites. 10 à 20 % de la population est sensible.
44% des allergies sont dues aux acariens. Un taux de 2 mg d'acariens par gramme de poussière peut sensibiliser une personne allergique, et 10 mg par gramme de poussière provoquer une crise d'asthme.
Les micro-particules d'acariens morts et leurs déjections pénètrent profondément dans les poumons. Ce sont ces micro- poussières d´animaux d’une taille de 5 microns qui sont très allergènes.
En effet, ces déjections sont très volatiles et remplissent l’air ambiant de la pièce. Le seuil allergénique moyen est de 100 acariens par gramme. De la même façon, lorsque vous dormez dans des lits non traités vous aspirez durant la nuit ces déjections et le matin, vous avez des réactions, soit le nez bouché, soit il coule, soit vous éternuez… Circonstance aggravante, les déjections et donc les allergènes sont présents toute l'année dans notre environnement. Cette exposition continue aux allergènes des acariens conduit à des manifestations chroniques.
En atmosphère sèche, les petits agglomérats d'excréments se fractionnent, ils "tombent en poussière".
Ces particules poudreuses, extrêmement fines adhèrent fortement aux matériaux de leur entourage : fibres des tapis et tissus d'ameublement, canapé et matelas, ce qui ne les empêche pas d'être mises en suspension dans l'atmosphère chaque fois qu'il se produit un déplacement d'air.
Il suffit de marcher sur la moquette, de s'asseoir ou de se relever d'un fauteuil pour libérer la poussière des couches superficielles.
Ceci se produit également lorsque l’on se couche, par effet de soufflerie, sur le matelas, quand on refait les lits, quand on tapote un coussin et au moindre courant d'air.
Il est donc très important et nécessaire de traiter le matelas au minimum 1 fois par an et nous consulter pour les autres gites.


